lundi 18 novembre 2013

Le bonheur, c’est de le chercher

Le bonheur, c’est de le chercher
C’est Jules Renard qui a dit ça.

OK, mais le chercher ou ?

Pas n’importe-ou. Surtout pas là ou on croit, ou nous fait croire qu’il devrait être (l‘image marketing du jeune couple, avec deux enfants et le chien sur la pelouse trop verte devant le pavillon propret et le 4x4…et par surcroît, on se persuade que ça doit être éternel !).


Alors, commencer par laisser tomber les rêves, les images idéalisées qu’on nous a plus ou moins fourguées dans notre inconscient collectif et individuel ; surtout individuel.

En poussant plus loin, l’ego s’en empare et s’en nourrit ; oui ça lui plait, l’image du cadre-sup arrivé, qui a réussi. Et ensuite on se surprend à exiger son dû, sa part de bonheur, parce qu’après tout, il n’y a pas de raison que le voisin y ait droit, et pas moi ! Et c’est la dictature du bonheur calibré, imposé, aseptisé, avec  assurance tout risques.

Et le plus surprenant, c’est que certains arriveront à coller parfaitement à cette image, et… c’est pas le bonheur quand même, dépression, ennui, de quoi  se plaint-on ? que manque-t-il ?

Il y a qu’on est passé complètement à côté du bonheur. Mirage du matériel, mirage de la réussite, illusion du faire ou du paraître au lieu de l’être. Bien sûr, on a cherché le bonheur là où c’était éclairé !

Tiens, c'est comme l’histoire que Nasreddin Hodja racontait il y a mille ans en Turquie, vous savez, l’histoire qui a traversé les siècles de ce gars qui a perdu ses clés en rentrant chez lui le soir. Et ça fait une heure  qu’il les cherche sous un lampadaire. Un passant  serviable se met à l’aider, et au bout d’un moment, il demande

 - Mais vous êtes sur que c’est dans ce secteur que vous les avez perdues ?
 - Non c’était bien avant.
 - Alors pourquoi vous les cherchez ici ?
 - Parce que là, on y voit clair...

Avec le bonheur, on fait pareil.

Ah, j’oubliais, le bonheur,  il n’est pas toujours au rendez-vous … mais c’est quand la nuit est très noire que les étoiles brillent plus.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire