Mélange d’appréhension et de plaisir, parce qu’on
ne sait pas si l’eau sera chaude ou glacée,
plonger dans tous ces yeux d’enfants, si beaux, si différents, tous ces
visages, les sérieux, les souriants, les distraits, qui remuent tout le temps,
ceux qui posent, ceux qui font attention à leur look, surtout ne pas oublier le sigle de leur marque préférée, ou la première étoile,
ceux (celles, surtout) qui soignent (déjà) leur image…
Pas toujours : certains sont fiers de leurs
paire de lunettes choisies avec soin (2h30 dans le magasin d’optique, maman au
bord de la crise de nerf).
Donc me voilà parti, pour trois jours et demi de
portraits non-stop. Pas loin de quatre-vingt-dix. Eprouvant. Mais quelle
joie !
Il n’y a plus de contrôle. Le geste devient
automatique, le geste devient libre, je ne vois plus, je ne maitrise plus, seul
le stylo-encre sait, et bondit de place en place, suivi par un doigt un peu mouillé
de café ou de salive, pour estomper, frotter, caresser, reprendre, creuser,
boxer, sculpter… et finalement…
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