mardi 17 juin 2014

9eme salon du livre écrit par les jeunes - c'était chaud!

Il a fallu plonger. C’est comme l’eau, l’eau de la piscine ou d’une mer dont on ne voit plus le fond. En apnée.
Mélange d’appréhension et de plaisir, parce qu’on ne sait pas si l’eau sera chaude ou glacée,  plonger dans tous ces yeux d’enfants, si beaux, si différents, tous ces visages, les sérieux, les souriants, les distraits, qui remuent tout le temps, ceux qui posent, ceux qui font attention à leur look,  surtout ne pas oublier le sigle de  leur marque préférée, ou la première étoile, ceux (celles, surtout) qui soignent (déjà) leur image…
Et les lunettes ? Avec ou sans ? J’aurai parié pour « sans » pour les coquettes… mais non.
Pas toujours : certains sont fiers de leurs paire de lunettes choisies avec soin (2h30 dans le magasin d’optique, maman au bord de la crise de nerf).
Donc me voilà parti, pour trois jours et demi de portraits non-stop. Pas loin de quatre-vingt-dix. Eprouvant. Mais quelle joie !
Une sorte de course. Contre personne d’autre que le temps. Le temps et soi-même, un pèlerinage. Au cœur du plus précieux de l’être, du plus sacré, le visage, les yeux les bouches…
Il n’y a plus de contrôle. Le geste devient automatique, le geste devient libre, je ne vois plus, je ne maitrise plus, seul le stylo-encre sait, et bondit de place en place, suivi par un doigt un peu mouillé de café ou de salive, pour estomper, frotter, caresser, reprendre, creuser, boxer, sculpter… et finalement…

La grâce, parfois. Et le sourire tout le temps, des enfants qui se reconnaissent, même quand les traits devenaient parfois approximatifs. 


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